Published: Sam, Octobre 06, 2018
Entreprise | By Tatiana Lecocq

La deuxième ourse relâchée dans le Béarn — Pyrénées

La deuxième ourse relâchée dans le Béarn — Pyrénées

La deuxième ourse slovène, " Sorita, "petite soeur", l'a rejointe ce matin [.] D'un an son aîné, elle pèse 150 kilos", précise-t-on de même source.

Les deux ourses relâchées jeudi et vendredi dans le Béarn devraient donner naissance à des petits l'année prochaine.

Les deux femelles attendent des petits.

Ce vendredi, quelques heures après le lâcher de la deuxième femelle, l'agence forestière slovène qui a supervisé la capture des animaux a révélé que les deux ourses étaient gestantes.

L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a dévoilé les images de la libération de l'ourse Claverina, réimplantée ce jeudi dans les Pyrénées-Atlantiques. Leur arrivée avait été promise par le précédent ministre Nicolas Hulot tandis que l'Union européenne avait mis en demeure fin 2012 la France pour avoir manqué à ses obligations de protection de cette espèce. Ce lâcher est "historique et va permettre de relancer une dynamique de vie", se félicite le Fonds d'intervention éco-pastoral (FIEP), association de défense de l'environnement.

La population ursine dans les Pyrénées est de 43 animaux, après des réintroductions en 1996 et 2006, mais elle "n'est pas encore complètement viable et nécessite un renforcement sur le plan quantitatif - le nombre d'ours -, mais surtout sur le plan qualitatif, c'est-à-dire leur qualité génétique", a dit à l'AFP Nicolas Alban, chef de projet pour cette opération à l'ONCFS. "Ce n'est pas banal de réintroduire une espèce qui est aujourd'hui menacée d'extinction dans les vallées du Béarn où il n'y avait plus que deux ours mâles", a-t-il ajouté.

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Olivier Maurin, porte-parole des éleveurs: "Ce qu'on demande, c'est qu'il y ait une réelle étude, avec une réelle concertation, une réelle étude d'impact sur les territoires, sur le pastoralisme avec la présence des ours". L'animal, qui se nourrit essentiellement de végétaux, peut toutefois s'attaquer à des brebis ou provoquer la chute de dizaines d'entre elles d'un escarpement si elles sont effrayées.

Au contraire, d'autres bergers se réjouissent: "Depuis la nuit des temps, les ours ont toujours été là, on a toujours cohabité".

"C'est une bonne avancée pour la biodiversité", ajoute un membre - qui ne veut pas être nommé - du groupe Pé Descaous, qui soutient la cohabitation avec les ours, "on s'est toujours adaptés à la vie en montagne, aux intempéries et aux prédateurs et on va continuer".

Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet, maire de Sarrance: "On va bloquer tant qu'officiellement, on ne nous dit pas ce qu'il s'est passé".

Outre les indemnisations en cas d'attaques par des ours, des mesures d'accompagnement sont prévues par l'Etat: gardiennage permanent des troupeaux, achat de chiens de protection patou ou mise en place de clôtures électriques mobiles.

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