Published: Ven, Octobre 05, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Des cyberattaques russes visent une agence basée à Montréal

Des cyberattaques russes visent une agence basée à Montréal

Jeremy Hunt prévient que le Royaume-Uni et ses alliés dévoileront et " répondront aux tentatives du GRU de saper la stabilité internationale.

Le ministère néerlandais de la Défense a annoncé que les services secrets des Pays-Bas avaient déjoué une cyberattaque contre l'OIAC, prétendument planifiée par quatre ressortissants russes.

Les Pays-Bas ont annoncé jeudi avoir expulsé quatre agents russes qui tentaient de pirater le siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye, une affaire jugée "extrêmement inquiétante" par le gouvernement néerlandais.

L'OIAC enquêtait alors sur la nature de la substance utilisée le mois précédent pour empoisonner l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia à Salisbury, en Angleterre.

En avril dernier, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont mis en garde contre une cyberattaque à l'échelle mondiale lancée en 2015 qu'ils ont imputée à des pirates informatiques soutenus par la Russie.

Signe de l'envergure du réseau, l'ordinateur portable retrouvé était relié au Brésil, à la Suisse et à la Malaisie, et pour ce dernier pays en liaison avec l'enquête sur la destruction en 2014 du vol MH17 au-dessus de l'Ukraine.

Les Pays-Bas, qui ont bénéficié de la coopération de Londres, ont identifié les présumés espions russes, soulignant que l'opération avait selon été eux coordonnée par le GRU.

Les agents néerlandais ont ensuite neutralisé les agents russes et trouvé dans leur voiture un ordinateur portable, des téléphones portables et un reçu d'un taxi qui les a mené à l'aéroport à Moscou.

More news: Prix Nobel de médecine 2018 : le traitement sur le cancer récompensé

Deux jours plus tard, les agents russes ont garé leur véhicule sur le parking d'un hôtel situé à côté de l'OIAC et pris des photos du bâtiment, a déclaré M. Eichelsheim.

Des Russes qui étaient surveillés par le renseignement néerlandais.

Dans un communiqué, l'OIAC a dit avoir, depuis début 2018, "observé une augmentation des activités liées à la cybersécurité".

Le gouvernement néerlandais a notamment reproché à Moscou d'avoir tenté de s'en prendre cette année à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), dont le siège est à La Haye. Le gouvernement du Canada estime que le GRU est "fort probablement responsable de ces actions", a déclaré jeudi le ministère canadien des Affaires étrangères.

La Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont accusé jeudi la Russie d'avoir mené des cyberattaques au niveau mondial pour affaiblir les démocraties occidentales.

"Cette tentative d'accéder au système de sécurisé d'une organisation internationale (l'OIAC, ndlr) œuvrant à débarrasser le monde des armes chimiques démontre que le GRU méprise les valeurs et les règles internationales assurant notre sécurité à tous", ont dénoncé la Première ministre britannique Theresa May et son homologue néerlandais Mark Rutte dans une déclaration commune. La Russie doit "cesser son comportement irresponsable", a par ailleurs affirmé le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, alors que la Russie dément toute implication.

De son côté, la justice norvégienne a prolongé jeudi de deux semaines la détention provisoire d'un Russe soupçonné d'espionnage, une affaire qui a là aussi suscité l'ire de Moscou.

Like this: