Published: Sam, Septembre 29, 2018
Divertissement | By Capucine Hennequin

Pendez les blancs: le rappeur risque la peine de ….

Pendez les blancs: le rappeur risque la peine de ….

Le chanteur y raconte une scène où il "rentre dans une crèche" et "tue des bébés blancs", puis exhorte ses auditeurs à "pendre leurs parents" et à les "écarteler" pour "divertir les enfants noirs".

Le clip avait failli passer inaperçu.

Le thème du morceau est clair, net et se résume en trois mots "Pendez les Blancs", c'est ce que préconise le rappeur Nick Conrad dans son dernier clip sorti tout récemment.

Ainsi, certains sont restés persuadés que le clip était une incitation à la haine et au meurtre. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a ainsi dénoncé des "propos abjects" et des "attaques ignominieuses".

Le clip commence sur une scène dans laquelle un Noir allume une cigarette devant un Blanc pendu au bout d'une corde. Gilbert Collard dénonçait un " clip immonde ".

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" Pour moi, le choc était voulu, nécessaire, mais pas à un tel niveau".

"Ce morceau, c'est un miroir, une réponse aux injustices vécues par ma communauté depuis l'esclavage", a-t-il expliqué, ajoutant qu'il voulait "inverser les rôles de l'homme blanc et de l'homme noir" ainsi que de "proposer une perception différente de l'esclavage". "Les gens n'en retiennent que le négatif, ils surfent dessus!", déplore le rappeur, qui dit ne pas pouvoir regretter ses paroles. Il dit s'être inspiré de son "expérience personnelle" et de ce qu'il "observe quotidiennement en tant qu'artiste".

Derrière la violence de son morceau, Nick Conrad entend, précisément, dénoncer le racisme: " C'est une fiction qui montre des choses qui, du début à la fin, sont vraiment arrivées au peuple noir, tous les éléments qui sont cités dans le morceau, un à un, ont vraiment touché et marqué le peuple noir dans sa chair".

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah, rattachée au Premier ministre) ont saisi le procureur de Paris.

Le rappeur a été auditionné comme suspect libre vendredi dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance contre la personne après l'ouverture mercredi d'une enquête par le parquet de Paris.

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