Published: Ven, Septembre 28, 2018
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Le baril de pétrole vogue vers les 100 $

Le baril de pétrole vogue vers les 100 $

De son côté, l'Iran a rappelé que ce sont les sanctions qui la frappent depuis cet été (embargo américain) qui sont la cause de la hausse des cours observée depuis de la dénonciation unilatérale de l'accord sur le nucléaire par les Etats-Unis. Mais en même temps, il a appelé les pays membres et non membres à faire attention aux changements du marché et prendre précaution des troubles qui pourrait toucher la production pétrolière, qu'elles soient politiques ou économiques. Tout en maintenant des quotas susceptibles de stabiliser les prix, ils ont affiché leur volonté de garantir l'approvisionnement du marché pour éviter toute pénurie.

Les cours de l'or noir ont bondi de 2 % à plus de 80 dollars lundi matin après des commentaires de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) répondant au président des Etats-Unis Donald Trump la pressant d'augmenter la production pour faire baisser les prix. Le ministre de l'Énergie des Emirats arabes unis, Suhail Mohamed Al Mazroue, s'est lui dit confiant dans le maintien du marché à son niveau actuel.

Il faut dire que certains acteurs du marché s'attendaient à ce que l'OPEP et ses partenaires signalent, dimanche dernier, leur intention d'ajuster le plus rapidement leur production après les commentaires du président américain, Donald Trump, contre le cartel.

En effet, une démarche consensuelle avait été initiée dès février 2015 par le Président Bouteflika qui avait dépêché alors plusieurs ministres portant des messages aux pays producteurs de pétrole pour rétablir l'équilibre du marché pétrolier. Il y'avait aussi la stabilité du marché pétrolier au profit des producteurs et des consommateurs.

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En plus des sanctions contre l'Iran qui resserre l'offre de pétrole sur le marché mondial, il faut aussi compter sur les difficultés de pays comme le Venezuela, la Libye et le Nigeria.

"Les 52% de plus, soit les 757.000 barils/jour qui n'ont pas été produits, vont être repris", avait indiqué le ministre dans une déclaration à l'issue de la 174e Conférence ministérielle de l'OPEP.

Les deux parties ont aussi évoqué la nécessité d'échanger les expériences, pour mieux investir dans les énergies renouvelables, mais encore pour que les revenus en hydrocarbures servent davantage à diversifier leur économie et à les rendre moins dépendantes des ressources énergétiques d'origine fossile.

La Russie n'a pris aucune décision concernant la mise sur le marché de ses capacités supplémentaires " très importantes", a affirmé dimanche à Alger le ministre russe de l'Energie, Alexander Novak.

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