Published: Ven, Septembre 28, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Au Conseil de sécurité, Trump dénonce l'Iran, la Russie et la Chine

Au Conseil de sécurité, Trump dénonce l'Iran, la Russie et la Chine

Durant sa longue intervention, Emmanuel Macron a pris soin de dénoncer, sans le citer, plusieurs axes de la politique étrangère américaine vantée, quelques minutes avant, par Donald Trump.

Donald Trump avait voulu donner, pourtant, un côté solennel en présidant lui-même la réunion consacrée à la prolifération des armes de destruction massive.

"Le président de la République appelé mardi à ne plus signer d'accord commercial avec les pays qui ne respectent pas l'accord de Paris sur le climat".

Trump a opté pour un ton moins agressif qu'en 2017, martelant son attachement à la " souveraineté américaine " et vantant le dialogue qu'il a amorcé avec les Nord-Coréens.

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Le président français a appelé à résoudre la crise iranienne par "le dialogue et le multilatéralisme", peu après une demande de son homologue américain Donald Trump d'"isoler le régime iranien".

Les Etats-Unis veulent limiter leur contribution à 25% du budget des opérations de maintien de la paix de l'ONU et leur aide sera désormais réservée " aux pays amis", a déclaré mardi le président américain Donald Trump à la tribune des Nations unies. "Je ne m'attendais pas à cette réaction, mais ça va" a-t-il répondu, amusé.

À la tribune de l'ONU, Donald Trump a le premier dénoncé la "dictature corrompue" au pouvoir selon lui à Téhéran. Il s'est félicité de ses bonnes relations avec l'Arabie saoudite et les émirats pour créer un front face à l'Iran et a averti que les Etats-Unis poursuivront leur combat contre l'agressivité iranienne: "C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de quitter l'accord et d'imposer de nouvelles sanctions". "La loi du plus fort ne protège aucun peuple [contre une menace] qu'elle soit chimique, nucléaire", a lancé Emmanuel Macron, prenant l'exemple de l'Iran. La pression d'un seul? Non! "C'est bon pour la paix et bon pour le cours mondial du prix du pétrole". Nous avons besoin d'un grand chef, un génie de la stratégie et de la gagne. En dénonçant l'accord sur le nucléaire iranien et en réintroduisant des sanctions, il chercherait avant tout à pousser Téhéran à revenir à la table de négociations sur une série de sujets, du balistique iranien à l'influence régionale de ce pays. Par ailleurs, il a concédé que les mécanismes que les Européens tentent de mettre en place pour contourner les sanctions américaines ne suffiraient pas à combler leurs impacts. "Cela ressemblera à une chambre de compensation". Au-delà des formules, l'Elysée souligne que les présidents français et américain, qui se sont rencontrés lundi soir, divergent sur "la méthode" mais s'accordent sur le fond, à savoir empêcher l'Iran de se doter de la bombe nucléaire. "Si ensuite une machine est vendue par une société européenne en Iran, le paiement interviendra via le SPV", a expliqué un diplomate européen à l'AFP. Cette initiative a été dénoncée par l'administration américaine, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo exprimant sa "profonde déception".

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