Published: Mer, Septembre 26, 2018
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Le parquet de Poitiers ouvre une "enquête préliminaire"

Le parquet de Poitiers ouvre une

Le parquet de Poitiers a décidé d'ouvrir "une enquête préliminaire" après la publication par Mediapart d'une photo d'Alexandre Benalla brandissant un pistolet et qui daterait du 28 avril 2017, alors qu'il n'avait pas de permis de port d'arme, a-t-on appris mardi de source judiciaire. "On n'est pas mabouls, il y a un risque pour la réputation du candidat", répondait l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron dans Le Monde en juillet. L'intéressé avait également fait la demande "d'acquérir et de détenir des armes dans le QG" d'En Marche! pendant la campagne.

Réalisé selon Médiapart le 28 avril 2017 pendant l'entre-deux-tours dans un restaurant de Poitiers (Vienne), ce selfie montre le jeune homme en train de pointer une arme sur une des serveuses de l'établissement qui avait demandé un peu plus tôt à l'équipe d'Emmanuel Macron de prendre une photo avec elle. Cette enquête a été confiée à la sûreté départementale.

Guillaume Duru, ancien directeur des Archives à l'époque des faits, confirme. Elle nous l'avait déjà montrée, elle la présentait comme un selfie avec les gardes du corps d'Emmanuel Macron. Elle a évoqué le selfie. Il ajoute: "J'ai trouvé que c'était dangereux pour la personne en question, pour Benalla, de faire ça, qu'il pouvait perdre son travail". En fin de soirée, ma collègue, qui avait bien sympathisé avec des gardes du corps a fait un selfie.

Cet ex-directeur, qui a quitté ses fonctions en avril 2018, se dit surpris par une révélation aussi tardive. Parmi eux, Alexandre Benalla, qui s'installe à une table à proximité en compagnie des autres membres du service d'ordre (SO).

More news: David Goffin perd en double, l'Europe toujours devant — Laver Cup

La serveuse, âgée d'une vingtaine d'années, est restée moins de six mois au restaurant avant de partir en voyage à l'étranger.

Alexandre Benalla est-il une nouvelle fois rattrapé par l'affaire qui l'accable?

Interrogé lundi soir par l'AFP, son avocat Me Laurent-Franck Liénard a minimisé les révélations de Mediapart. "Lâchez-le!", a déclaré l'avocat, qui souhaite se concentrer sur l'audition de son client prévue vendredi chez les juges d'instruction parisiens pour les violences du 1er mai.

Like this: