Published: Mar, Septembre 25, 2018
International | By Marie-Louise Baume

L'accusatrice du candidat de Trump prête à témoigner au Sénat — Cour suprême

L'accusatrice du candidat de Trump prête à témoigner au Sénat — Cour suprême

La procédure a été perturbée la semaine passée par les accusations formulées par Christine Blasey Ford, psychologue et professeur de psychologie clinique à l'Université de Palo Alto. Le magistrat nie vigoureusement et a également accepté d'être entendu. Mais son courrier n'a été transmis au FBI que la semaine dernière.

Les démocrates, eux, soutiennent le souhait de Mme Blasey Ford d'être entendue par le FBI, ce qui retarderait le processus de confirmation.

Impossible pour l'instant pour Mme Blasey Ford et cette commission de tomber d'accord sur la date et les modalités de l'audition.

Si ses avocates avaient bien signifié samedi que leur cliente était prête à témoigner, elles n'avaient pas proposé de calendrier précis et simplement offert de reprendre les discussions, selon un message électronique diffusé par le Washington Post.

Après lui avoir imposé un ultimatum fixé à vendredi soir pour l'engager à témoigner mercredi prochain, M. Grassley avait finalement repoussé ce délai et avait donné jusqu'à samedi 14h30 (18h30 GMT) aux conseils de Mme Blasey Ford pour prendre le temps de la réflexion et négocier les conditions de l'audition.

Et les Républicains veulent une confirmation avant les élections législatives à mi-mandat de début novembre, à l'issue desquelles ils pourraient perdre le contrôle du Congrès.

L'enjeu de la bataille en cours est de taille: la nomination à vie du magistrat conservateur placerait les juges progressistes ou modérés en minorité pour de longues années à la Cour suprême, arbitre des grandes questions qui divisent la société américaine. Les républicains semblent en effet décidés à avancer vite, alors qu'elle ne souhaite pas témoigner avant jeudi. "C'est 24 heures", a déploré sur Twitter la sénatrice démocrate de Californie, Kamala Harris, quelques minutes après la diffusion de cette information.

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"Je soutiendrai sa ferme bravoure face aux contraintes arbitraires, injustes et irrationnelles fixées par le président (de la commission judiciaire Chuck) Grassley", avait surenchéri le sénateur démocrate Richard Blumenthal, membre, tout comme Mme Harris, de la commission judiciaire.

"Si les attaques avaient été aussi graves que ce que dit le Dr Ford, il y aurait eu une plainte d'elle ou de ses parents aimants", a tweeté le président Trump.

Cette mise en doute de la parole de cette victime présumée a suscité un tollé, des milliers de personnes livrant depuis leur témoignages publiquement sur Twitter, expliquant pourquoi elles n'avaient pas porté plainte après une agression sexuelle, derrière le hashtag #WhyIDidntReport (Pourquoi je n'ai pas porté plainte).

"Parce que j'avais 18 ans".

"Je connaissais mon assaillant. Je ne voulais pas être définie par l'acte violent criminel de quelqu'un".

Dans une interview au Washington Post, elle détaille cette agression et affirme qu'au début des années 1980, lorsque Brett Kavanaugh était scolarisé dans la proche banlieue de la capitale américaine, ce dernier et un ami "complètement ivres" l'auraient coincée dans une chambre lors d'une soirée.

Il a toutefois martelé son soutien à Brett Kavanaugh, "un homme extraordinaire" selon lui, et affiché son scepticisme sur les accusations le visant: "Il est très difficile pour moi d'imaginer qu'il se soit passé quoi que ce soit". "S'il est nommé, alors je déménage dans un autre pays".

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