Published: Lun, Septembre 24, 2018
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Italie : l'algérien Farid Bedjaoui condamné à la prison pour corruption

Italie : l'algérien Farid Bedjaoui condamné à la prison pour corruption

Les principaux protagonistes de l'affaire ont été condamnés à des peines allant de 4 à 5 ans de prison.C'est ainsi que Farid Bedjaoui a été condamné par contumace à une peine de 5 ans et 5 mois de prison ferme.

Les autres intermédiaires dans cette affaire, Omar Habour et Samir Ouraied, des "collaborateurs" de Bedjaoui ont été condamnés à 4 ans et un mois de prison chacun.

L'ex-patron d'Eni, l'entreprise-mère de Saipem, Paolo Scaroni, a lui été acquitté.

Côté italien, les sentences prononcées par le juge milanais prouvent, en effet, que les dirigeants de la société italienne Saipem ont bel et bien versé des pots- de-vin pour obtenir des marchés en Algérie.

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Au moins trois Algériens ont été condamnés, hier, par le tribunal de Milan, en Italie, à de lourdes peines de prison dans l'affaire des pots- de-vin versés par la société italienne Saipem pour obtenir des marchés en Algérie. Scaroni actuellement vice-président de Rothschild et président du club de football italien du Milan AC, a été acquitté, car le tribunal a considéré que Scaroni n'était pas responsable des contrats signés par Saipem.Par contre, Saipem a, elle, été condamnée durant ce procès de première instance à une amende de 400.000 euros et à la confiscation -en lien avec les autres condamnés- de 197 millions d'euros, considérés comme la valeur du pot-de-vin payé. C'est pour cela que l'ancien P-DG de Saipem, Pietro Tali, s'est vu infliger une peine d'emprisonnement de 4 ans et 9 mois.

Il reste libre, comme les autres condamnés, en attendant le procès en appel. Selon lui, ces pots-de-vin étaient un "carton d'invitation payé par Saipem pour évincer ses adversaires" et s'assurer "les faveurs du ministre (.) Khelil et sa protection au moment des appels d'offres".

"Il n'y a aucune preuve dans le dossier qu'un sou soit allé à un responsable public algérien", a-t-il déclaré, estimant que sans identification d'un flux financier vers un dirigeant, le délit de corruption n'existait pas. Mais le tribunal de Milan a jugé que le second fait n'était pas avéré.Le tribunal a également rejeté les demandes d'indemnisation de Sonatrach et de l'agence de recouvrement italienne.

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