Published: Dim, Septembre 23, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Jean-Marc Reiser et ses zones d'ombres — Affaire Le Tan

Jean-Marc Reiser et ses zones d'ombres — Affaire Le Tan

Très vite, le signalement de la disparition de Sophie Le Tan est pris au sérieux.

Et pour cause, des traces d'ADN constatées sur des tâches de sang à son domicile avaient été retrouvées par la police scientifique. Cependant, il nie les faits qui lui sont reprochés concernant la disparition de Sophie Le Tan.

Les enquêteurs ont eu des nouvelles d'une jeune Nigériane brièvement hébergée chez Jean-Marc Reiser. Une cinquantaine de policiers continuent de chercher le corps de la jeune femme ou d'autres victimes, en raison du profil inquiétant du principal suspect.

Il y a deux semaines jour pour jour, le vendredi 7 septembre, Sophie Le Tan s'est rendue seule à Schiltigheim, une commune située en banlieue de Strasbourg, dans le but de visiter un appartement.

Concernant la disparition de Sophie Le Tan, les enquêteurs poursuivent leurs vastes recherches. Ce dernier a été arrêté samedi soir au volant de sa voiture, dans la périphérie de Strasbourg. Les deux premières jeunes femmes étant apparues accompagnées, l'homme ne se serait pas présenté au rendez-vous.

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Un deuxième ADN a été mis en évidence, "mais il ne faut pas en tirer de conclusions hâtives sur le parcours criminel" de Jean-Marc Reiser, explique-t-on encore de source proche de l'enquête. Des témoins, d'hier et d'aujourd'hui, décrivent un homme "intelligent", qui a fait ses études au sélectif Institut régional d'administration de Bastia, et physiquement impressionnant.

Le suspect a été condamné en appel en mai 2003 à quinze ans de réclusion criminelle pour deux viols - dont un aggravé sous la menace d'une arme - en 1995 et 1996. Selon le journal, les enquêteurs vont désormais réétudier tous les dossiers de cambriolage dans ce type d'endroit.

Les forces de l'ordre étaient remontées jusqu'à lui un an plus tard, lorsqu'il a été interpellé en 1997 lors d'un contrôle de routine des douaniers, dans le Doubs.

Son ancien avocat, maître Eric Braun, qui l'a défendu dans l'affaire de la disparition de François Hohmann, dans laquelle il a été acquitté, ne partage pas ce souvenir.

Avant de comparaître devant les assises, il avait également tenté de s'enfuir du Palais de justice de Besançon lors d'une audience de la cour d'appel qui examinait sa demande de mise en liberté, à l'été 2000. Il avait été condamné pour cela à huit mois de prison ferme. Selon une source proche de l'enquête citée par les Dernières Nouvelles d'Alsace, son père était forestier et Jean-Marc Reiser "connait la forêt vosgienne comme sa poche". En 22 ans de plaidoiries, régulièrement du côté des victimes, elle avoue n'avoir connu qu'un échec marquant: l'acquittement de Jean-Marc Reiser. L'individu est décrit comme un homme "solitaire, taciturne et étrange" par ses voisins et qualifié de "vieux pervers qui collait les jeunes filles" par ses anciennes collègues.

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