Published: Sam, Septembre 22, 2018
Médecine | By Giselle Gaudin

Plan santé. Hôpitaux, assistants, étudiants, les mesures de Macron

Plan santé. Hôpitaux, assistants, étudiants, les mesures de Macron

"La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a précisé que ces premiers pas seront suivis par des propositions à la fin de l'année, en vue de mener une " réforme complète " du financement du système de santé " à l'horizon 2020 ".

Urgences "engorgées", psychiatrie "en crise", étudiants en médecine "qui souffrent": après les diagnostics alarmants posés ces derniers mois, Emmanuel Macron a présenté sa réforme comme "un des piliers" de "l'Etat-providence du XXIe siècle" qu'il avait déjà voulu "refonder" lors de la présentation de son plan de lutte contre la pauvreté, il y a moins d'une semaine.

Il estime qu'il faut " d'autres étudiants, en sciences ou en biologie". Ecoutez les réactions des étudiants rencontrés par Alexis Bédu. La suppression du numerus clausus à la fin de la première année commune des études de santé (...) nous semble une bonne chose, si ces études sont revues dans leur intégralité, explique ce mardi dans un communiqué le Dr Marie Brosset, porte-parole de ReAGJIR, le syndicat des jeunes généralistes. Il faudrait le remettre en question sur les méthodes de sélection. Un choix international qui n'est pas gratuit: comme l'explique ce reportage de L'Express, les carabins doivent par exemple payer 5000 euros l'année à Iassy en Roumanie, soit 30.000 euros pour boucler les deux premiers cycles (6 ans). Sélectionner les futurs professionnels de santé sur leurs simples capacités à engranger des connaissances de manière bête et méchante, je trouve ça stupide. On va retrouver pas mal de personne qui ont les capacités d'apprendre mais qui n'ont pas la philosophie et qui n'ont pas forcément vocation à devenir kiné, médecin ou pharmacien. Le symbole est fort mais ne produira ses effets qu'à long terme. C'est un peu dommage de supprimer cela parce que c'est un cap à passer.

La rumeur s'amplifiait à l'approche du discours sur le " plan santé " du président. Une mesure plutôt bien accueillie par les étudiants en médecine à Nantes, interrogés par notre reporter Alexis Bédu.

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Dans la même veine, M. Macron a confirmé souhaiter que "dès 2019, 400 postes supplémentaires de médecins généralistes à exercice partagé ville-hôpital puissent être financés et envoyés dans les territoires prioritaires" pour lutter contre les déserts médicaux. Mais ça entre en contradiction avec le fait qu'on réduit les effectifs d'infirmières. "Elles ont beaucoup de travail et je pense qu'elles en auraient plus besoin que les médecins ".

Un ensemble de mesures phares ont été dévoilées ce mardi comme la fin du numerus clausus, la création de 4.000 postes d'assistants médicaux, l'apport de 400 médecins au coeur des déserts médicaux ou bien encore l'instauration de communautés territoriales de santé ouvertes jusqu'à 20 heures et potentiellement 22 heures.

Le plan global sera doté d'un budget de 3,4 milliards d'euros d'ici 2022, a indiqué le ministère de la Santé à l'AFP. "Nous devons avoir une attention toute particulière pour les territoires démunis et les déserts médicaux". M. Macron en a promis "autant que de besoin", afin d'inciter les médecins à travailler en groupe ou au sein d'une équipe de soins. Nous devrons nous doter dans les trois prochaines années d'une véritable offre de santé numérique.

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