Published: Jeu, Septembre 13, 2018
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Un rapport pour réformer l’islam et contrer la "fabrique de l’islamisme"

Un rapport pour réformer l’islam et contrer la

Le Maroc demeure profondément attaché aux fondamentaux du Conseil des droits de l'homme (CDH) et à... Selon l'enquête de l'institut Montaigne, l'argent déboursé par ces deux États afin de former des cadres politico-religieux et diffuser l'islam politique a fini par influencer les musulmans européen et imprégner leur pensée. Le CFCM a rejeté "complètement" le rapport, qui devra être soumis au président Emmanuel Macron, soulignant qu'il n'apporte pas de solutions à la gestion du culte musulman.

Pendant la campagne présidentielle, jugeant les musulmans de France "mal représentés", Emmanuel Macron avait notamment souhaité la mise en place d'une "nouvelle structure" ainsi que la formation des imams "sur le sol français et de façon adaptée aux valeurs de la République".

Pour atteindre cet objectif, le rapport préconise plusieurs mesures qui suscitent la curiosité. En France, Hakim El Karoui, auteur du rapport, dit constater une " progression de l'idéologie islamiste", même si " les islamistes sont largement minoritaires parmi les musulmans de France ".

C'est Hakim El Karoui qui, lors de son passage sur RTL, détaille son rapport: " L'idée c'est de créer une organisation neutre, indépendante des pays d'origine, indépendante de ceux qui tiennent aujourd'hui les mosquées, pour prélever une toute petite somme d'argent sur chaque acte de consommation et réinvestir cette somme d'argent dans le travail théologique, parce que c'est la mère de toutes les batailles.

Selon le dossier, certains de ces idéologues radicaux, en particulier les Saoudiens qui préconisent que les règles pour être un bon musulman, sont autant de partisans sur les réseaux sociaux que certains politiciens ou vedettes de la chanson. Il y a donc "de plus en plus d'argent lié à la consommation: le pèlerinage, le halal, le don". Cette taxe avait déjà été envisagée dans les années 1990 par Charles Pasqua et cette contribution revient régulièrement. " Il n'y a pas de taxe halal au sens où il y aurait un impôt prélevé par l'Etat " explique le consultant. Et de préciser: "Le prélèvement serait géré par l'association et s'inspirerait de la "taxe de cacherout" de la communauté juive, gérée par les rabbinats et qui permet de certifier les produits "casher", a-t-il développé.

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" Le nombre d'étudiants qui apprennent l'arabe à l'école et au lycée a été divisé entre deux". Il a été multiplié par dix dans les mosquées, il faut savoir ce qu'on veut " déclare-t-il.

Pour M. Boubakeur, "la communauté musulmane de France ne saurait raisonnablement porter le fardeau de l'Islamisme et faire l'objet d'un traitement différent des autres cultes".

Cette branche rigoriste de l'islam "gagne du terrain à l'intérieur de la communauté", surtout chez "les jeunes de moins de 35 ans", affirme-t-il.

Une structure chargée d'organiser et financer le culte musulman et une lutte accrue contre le discours salafiste sur les réseaux sociaux: l'Institut Montaigne ébauche des pistes de lutte contre "la fabrique de l'islamisme" dans un rapport publié lundi.

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