Published: Mar, Septembre 11, 2018
International | By Marie-Louise Baume

68 bombardements sur la province d'Idleb en 48h — Syrie

68 bombardements sur la province d'Idleb en 48h — Syrie

Aidé par l'aviation russe, Damas bombarde massivement la région d'Idlib (Syrie), une province grande comme le Liban et frontalière de la Turquie.

ONU et organisations humanitaires tirent régulièrement la sonnette d'alarme concernant l'ampleur d'une catastrophe humanitaire en cas d'offensive à Idleb, même à l'échelle d'un pays ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 350.000 morts et poussé des millions à l'exode.

Le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahmane, a indiqué à l'AFP que l'armée syrienne poursuit ses bombardements à l'artillerie lourde contre plusieurs positions jihadistes et rebelles, dont certaines ont été désertées.

Les présidents d'Iran, de Russie et de Turquie se retrouvent en sommet vendredi à Téhéran pour décider du sort de la province d'Idleb, ultime grand bastion jihadiste et rebelle de Syrie où la communauté internationale redoute un désastre humanitaire imminent. Depuis jeudi, des centaines de familles ont fui leurs localités dans les secteurs visés d'Idleb, dans la ligne de mire du gouvernement et de son allié russe pour leur proximité avec des zones tenues par les forces loyalistes. En fin de semaine dernière, le Conseil de sécurité avait multiplié les réunions sur Idleb, à l'initiative des Etats-Unis ou de l'Union européenne, mais sans avancée concrète pour freiner ou interrompre la perspective d'une vaste offensive militaire du régime syrien pour reprendre le contrôle de la province.

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M. Poutine a rejeté avec courtoisie mais fermement la proposition arguant "qu'il n'y (avait) pas de représentants des groupes armés autour de cette table" habilités à négocier un cessez-le-feu.

"Si l'expression cessez-le-feu figurait ici, alors cette déclaration en serait d'autant plus pertinente", a souligné M. Erdogan lors des débats avec ses homologues russe et iranien sur la rédaction du communiqué final du sommet, retransmis en direct à la télévision.

repèresQuelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacées, vivent dans la province d'Idleb et les poches insurgées des provinces voisines de Hama, Alep ou encore Lattaquié, selon l'Onu. Selon Moscou, des responsables du groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham - formé de membres de l'ex-branche syrienne d'Al-Qaida qui contrôle 60% d'Idleb -, du Parti islamique du Turkestan et des Casques blancs syriens - les secouristes en zone rebelle - se sont réunis vendredi à Idleb pour " se mettre d'accord sur le scénario de la mise en scène ".

"Il faut des routes d'évacuation dans toutes les directions, est, nord, sud", a-t-il déclaré.

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