Published: Dim, Septembre 09, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Trump : "Le livre de Woodward est une escroquerie"

Trump :

Mais depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les traditions de la vie politique tendent à voler en éclats dans ce pays. Le Parti devra décrocher 23 sièges supplémentaires à la Chambre des représentants et deux au Sénat pour obtenir la majorité.

Dans ce portrait au vitriol du président américain, ce membre de son administration explique que plusieurs employés résistants ont réfléchi "à la possibilité d'invoquer le 25e amendement" pour écarter Donald Trump de la Maison Blanche en le déclarant inapte. Des soupçons lourds le ciblent et se renforcent: il est accusé d'obstruction à la justice, de collusion entre son équipe de campagne et la Russie, d'agression sexuelle. "La plus grande menace pour notre démocratie n'est pas Donald Trump (.), c'est l'indifférence, le cynisme", a-t-il ainsi lâché dans ce discours très applaudi. C'est cet homme qui avait défendu Bill Clinton, lorsqu'il avait fait face au scandale Lewinsky en 1998. Il y est accueilli comme une rock star mais, très vite, l'animal politique se réveille. Seuls 36% des Américains approuvent son action à la tête de l'Etat.

Fait notable: Donald Trump, qui ne rate jamais une occasion de dénoncer le travail des journalistes régulièrement qualifiés d'"ennemis du peuple", a encouragé ces derniers à redoubler d'efforts pour percer le mystère.

Donald Trump a souvent balayé les critiques, faisant valoir qu'elles proviennent de ses adversaires. "Le dilemme - qu'il ne saisit pas entièrement - tient à ce que de nombreux hauts responsables dans sa propre Administration travaillent avec diligence de l'intérieur pour contrecarrer des éléments de son programme et ses pires inclinations". L'ancien président lui a apporté un socle: une lecture aussi impitoyable que charpentée du trumpisme, doublé d'un appel à la mobilisation.

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"Il est impossible de savoir s'il va changer d'avis d'une minute à l'autre", s'est plaint récemment auprès de moi un haut responsable, exaspéré par une réunion dans le Bureau ovale durant laquelle le président a retourné sa veste sur une décision politique de première importance qu'il avait prise une semaine plus tôt".

Au lendemain de l'annonce de la parution du livre et de la publication de ses extraits les plus croustillants, le New York Times a publié un éditorial anonyme écrit par un haut fonctionnaire de l'administration Trump, où l'on peut lire que nombre de membres de l'entourage présidentiel savent pertinemment que le président américain est un danger pour la nation et qu'une résistance s'est organisée au sein même de la Maison-Blanche. ", s'interroge l'ex-chef d'Etat". "N'est-ce pas beaucoup plus excité que d'écouter le Président Obama de parler?" "Nous pensons que notre devoir est envers notre pays, et le président continue d'agir au détriment de la santé de notre république", estime-t-il.

" Donald Trump est un symptôme, le symptôme de la peur ", a notamment lancé Barack Obama, dénonçant avec force le comportement des républicains qui soutiennent l'actuel président sans réserve et n'ont pas le cran pour défendre " les institutions qui font que notre démocratie fonctionne ". Et d'indiquer que des volontés de lancer une procédure d'impeachment ont bien émergé dans l'esprit de ses conseillers.

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