Published: Dim, Août 26, 2018
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Hérault : le référendum d'un supermarché pour renoncer aux congés d'été annulé

Hérault : le référendum d'un supermarché pour renoncer aux congés d'été annulé

Selon le journal Le Parisien, qui en rapporte le contenu, l'objectif de la lettre était de convaincre les employés de renoncer à poser des congés en été. Une hérésie pour Jean-Pierre Le Berrigo, directeur d'un supermarché de la chaîne Intermarché situé à Villemagne-l'Argentière (Hérault).

Le patron héraultais avait lancé une consultation auprès de ses salariés pour qu'ils renoncent à prendre leurs congés l'été, en période touristique.

"Pour nos deux mois les plus forts, vous prenez tous ou presque des congés", regrette ce patron dans un texte distribué fin juillet à ses salariés. C'est au moment où l'on a le plus besoin de vous que vous vous absentez pour laisser vos univers à des saisonniers qui n'ont aucune connaissance de notre métier et aussi, souvent pas forcément l'envie que vous avez de faire bien.

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Contacté par Le Parisien, Jean-Pierre Le Berrigo assurait vendredi qu'"il n'y a rien contre les lois du travail".

Avec les lois adoptées en mars 2018, l'employeur peut conclure un accord d'entreprise avec ses salariés et peut tout organiser un référendum en ce sens.

Dans un précédent courrier adressé aux salariés au début de l'année, le même directeur avait écrit: "J'organise ma vie privée en fonction de mon travail et non l'inverse". "Pour ne pas se retrouver avec une participation trop faible ", justifie la lettre. "Pas de passage en force, mais une pression mise sur les salariés, dont le vote ne peut pas être à bulletin secret, comme le veut pourtant la loi". Plus retors, le dirigeant exigeait que le scrutin ne soit pas anonyme - "Je considère que nous devons tous assumer nos décisions", écrivait-il. "Il est donc nul et non avenu, et les résultats ne seront pas pris en compte". Les points de vente locaux sont des entreprises indépendantes et il ne nous appartient pas de fixer leur politique de ressources humaines, explique-t-il. "Mais dans ce cas précis, ce référendum ne respecte pas la réglementation du secteur".

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