Published: Sam, Août 25, 2018
Médecine | By Giselle Gaudin

Alerte à la fièvre charbonneuse — Hautes-Alpes

Alerte à la fièvre charbonneuse — Hautes-Alpes

Deux mois après le début de l'épidémie de fièvre charbonneuse dans les Hautes-Alpes, le syndicat agricole FDSEA a déposé plainte jeudi 23 août dans l'après-midi contre X pour "connaître la vérité" sur la résurgence de cette maladie transmissible à l'homme.

Transmise par des spores pouvant rester inactives pendant des dizaines d'années dans le sol, cette maladie est transmissible à l'homme et potentiellement mortelle dans ses formes les plus rares (pulmonaire et gastro-intestinale). Le syndicat des Jeunes agriculteurs doit faire de même ce vendredi.

"Vu le préjudice moral et financier que subissent les éleveurs, ils sont en droit de savoir d'où est sortie cette bactérie", résume René Laurans, président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) des Hautes-Alpes, majoritaire dans le département.

Si les antibiotiques fonctionnent, le vaccin est le moyen le plus efficace pour limiter la propagation.

"Nous avons acheté les 200 flacons disponibles (capacité de vacciner 5 000 bovins ou 10 000 ovins Ndlr) et nous avons commandé 400 flacons supplémentaires qui seront livrés fin septembre".

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"L'État a entamé des discussions avec ses partenaires européens pour évoquer la disponibilité et le rachat des vaccins" dont ils disposent, précise Agnès Chavanon, secrétaire générale de la préfecture des Hautes-Alpes. Pour le président de la Région Sud -Provence-Alpes-Côte d'Azur et député européen Renaud Muselier, qui a interpellé le gouvernement, "l'enjeu est considérable et la situation critique".

Les premiers cas chez l'animal ont été observés à Montgardin, à une quinzaine de kilomètres à l'est de Gap, où six vaches ont été retrouvées mortes le 28 juin.

Pour l'heure, l'ARS "a recensé 103 personnes potentiellement en contact avec la maladie (essentiellement des éleveurs, bergers, personnel de l'entreprise d'équarrissage et personnes ayant fréquentées un centre équestre)".

Les cas de transmission à l'être humain sont toutefois "extrêmement rares et aucun malade n'a été observé à ce jour" dans les Hautes-Alpes, rassure le docteur Christine Ortmans, responsable du service de veille et sécurité sanitaire à l'Agence régionale de santé (ARS). La moitié bénéficie d'un traitement antibiotique préventif.

Des "mesures de blocage de l'exploitation" d'au moins 21 jours sont prises, "le temps d'acquisition de l'immunité vaccinale et de la réalisation des opérations de nettoyage et de désinfection", ajoute le responsable.

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