Published: Mer, Août 08, 2018
International | By Marie-Louise Baume

L'Eglise catholique demande aux autorités de laisser revenir Katumbi — RDC

L'Eglise catholique demande aux autorités de laisser revenir Katumbi — RDC

Aucun "dauphin" n'a été avancé, et le président Kabila n'a rien laissé entrevoir sur son avenir politique, a confié à la correspondante de RFI un participant à la rencontre.

Sur les réseaux sociaux, le nom de l'ex-Premier ministre Augustin Matata Ponyo revenait souvent comme possible dauphin.

Mardi matin, un proche de camp, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, a déposé sa candidature, disant l'avoir à son nom et au nom de son parti; pas à celui du Front commun pour le Congo, plateforme électorale récemment créée autour du président Kabila.

Dernier porte-parole du dictateur Mobutu, deux fois ministre de Joseph Kabila, M. Kin-Kiey avait lancé en 2014 l'association "Kabila Désir", pour "fédérer" les Congolais autour du bilan présidentiel.

Il y a deux jours, il se demandait sur Twitter comment la désignation d'un "dauphin" "pourrait se faire sans frustrations nouvelles voire fracture au sein" de la majorité présidentielle.

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Le chef de l'Etat a remis l'étendard des armées au nouveau chef d'état-major, le général Célestin Mbala, qu'il a désigné en juillet en remplacement du général Didier Etumba.

Deux autres adversaires du président Kabila ont fait de même les jours précédents: l'ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba et l'ex-président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe. "La conférence des évêques du Congo (Cenco) exhorte vivement les autorités congolaises à revenir sur leur décision en laissant notre compatriote Moïse Katumbi entrer au pays et déposer sa candidature comme tous les autres candidats", écrit la Cenco dans un communiqué publié à 48 heures de la date-butoir mercredi du dépôt des candidatures.

Au pouvoir depuis l'assassinat de son père en 2001, élu en 2006, réélu dans la contestation en 2011, M. Kabila aurait dû quitter le pouvoir dès le 20 décembre 2016 à la fin de son deuxième mandat.

Les partenaires étrangers de la RDC retiennent leur souffle.

Avec ses neuf frontières et ses 2,3 millions de km2, ses réserves de cobalt au Katanga et ses dizaines de groupes armés actifs au Kivu, la RDC intéresse bien au-delà de ses frontière. Ils sont marqués par le souvenir des deux guerres du Congo de 1998 à 2003, "sans doute les plus dévastatrices que l'Afrique ait jamais connues" d'après l'historien britannique John Iliffe. "Les Etats-Unis tentent de faire pression sur sa famille (ndr: de M. Kabila) et ses finances", indiquait lundi le Financial Times.

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