Published: Mer, Août 08, 2018
International | By Marie-Louise Baume

L'aveu de Trump sur son fils

L'aveu de Trump sur son fils

Son fils et d'autres participants ont indiqué qu'il s'agissait bien de se procurer des informations nuisibles à Hillary Clinton. C'est la première fois que le président républicain évoque aussi clairement l'objet de de cette rencontre avec l'avocate russe Natalia Veselnitskaya dans la Trump Tower à Manhattan - il e niait jusqu'alors l'existence.

Aujourd'hui, le président Trump a admis sa connivence avec les Russes lors de sa campagne présidentielle, a de son côté renchéri Eric Swalwell, représentant démocrate de Californie. Avant de finalement confirmer qu'il était bien politique et que les avocats de son père se chargent du dossier pour assurer que le président n'était au courant de rien.

L'opposition profite évidemment de l'opportunité: " Rien de tout cela n'est normal ou crédible ", a pointé un élu démocrate, qui dénonce les mensonges à répétition de Trump et de son entourage. C'est totalement conforme à la loi, et il s'agit d'un usage courant dans la politique, s'était-il défendu.

Mais beaucoup semblent plutôt abasourdis, non pas par la surprise, mais par le culot du président qui, une fois de plus, décide d'affronter la tempête de face.
Agit-il en concertation avec ses avocats ou bien de manière instinctive?

Rechercher des informations compromettantes sur un adversaire est une pratique courante pour les équipes engagées dans des campagnes électorales, mais pas auprès de représentants étrangers d'un pays considérés comme un adversaire.

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Les médias américains et européens ont fait remarquer que cette rencontre d'il y a deux ans constituait un élément important dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe que mène personnellement le procureur spécial du Département de la Justice américain, Robert Mueller. A la place, précise-t-il, elle voulait discuter du problème de l'adoption et de la loi Magnitsky, une loi américaine qui sanctionne les responsables russes liés aux violations de droits de l'homme.

Le président américain Donald Trump, qui aime gouverner à coups de tweet, est depuis le 5 août au centre d'une tourmente. Mais il a adopté la semaine dernière la position de ses avocats en soulignant que la "collusion n'est pas un crime".

Fake News reporting, a complete fabrication, that I am concerned about the meeting my wonderful son, Donald, had in Trump Tower.

Le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, et son directeur de campagne de l'époque, Paul Manafort, étaient également présents.

C'est un nouvel épisode dans l'affaire de l'ingérence russe dans les élections présidentielles américaines de 2016.

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