Published: Mer, Août 08, 2018
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Donald Trump mène "une guerre psychologique", accuse Hassan Rohani — Iran

Donald Trump mène

C'est officiel: l'Iran est de nouveau sanctionné par les États-Unis sur le plan économique.

La première vague des nouvelles sanctions américaines consiste en des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des sanctions sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

Elle sera suivie le 5 novembre d'une seconde série de mesures affectant le secteur pétrolier et gazier, vital pour le pays, ainsi que la Banque centrale.

Elles devraient accentuer la détérioration d'une économie moribonde, qui a provoqué la semaine dernière des protestations dans plusieurs villes contre notamment le chômage et l'inflation, alors que le rial iranien a perdu près des deux tiers de sa valeur en six mois avant de se reprendre un peu ces derniers jours.

"Ils imposent des sanctions aux enfants iraniens, aux malades et à la nation", a déclaré M. Rohani lors d'un entretien télévisé, accusant également le président Trump de vouloir mener une " guerre psychologique " contre l'Iran et de créer des divisions au sein de la population.

À la fin du mois de juillet, Donald Trump s'était dit prêt à rencontrer son homologue iranien. Mais il avait aussi sommé l'Iran de changer son "attitude déstabilisatrice" pour retourner "dans le giron de l'économie mondiale". "Je demande la paix mondiale, rien de moins", a écrit Donald Trump sur Twitter. Il reproche entre autres à ce pays son soutien au président syrien Bachar el-Assad, aux rebelles au Yémen ou encore au Hamas à Gaza et au Hezbollah libanais.

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Une première salve de sanctions réimposées par Washington contre Téhéran entre en vigueur mardi, pour exercer une pression économique sur l'Iran après le retrait unilatéral des États-Unis de l'accord historique sur le nucléaire iranien de 2015. M. Trump critique fortement cet accord alors que les Iraniens le défendent bec et ongles. "Si vous êtes un ennemi et que vous poignardez quelqu'un avec un couteau, et qu'ensuite vous dites que vous voulez des négociations, la première chose à faire c'est d'enlever le couteau", a dit Hassan Rohani.

"Le président Rohani s'est par ailleurs dit ouvert à négocier à condition que les États-Unis prouvent d'abord leur bonne foi".

"Dignes de confiance"? "Comment peuvent-ils montrer qu'ils sont dignes de confiance?"

Conclu après des années de difficiles négociations entre l'Iran d'une part, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine, l'Allemagne et l'Union européenne de l'autre, l'accord visait à garantir un caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien en le soumettant à une surveillance draconienne.

Cela porte à 13 le nombre d'appareils réceptionnés par la compagnie iranienne sur une commande de 20 unités passée en 2017 par la compagnie IranAir à la suite de la levée des sanctions liées au programme nucléaire du pays.

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