Published: Lun, Août 06, 2018
Divertissement | By Capucine Hennequin

La mère de Vincent Humbert, Marie, est décédée

La mère de Vincent Humbert, Marie, est décédée

Il y a 15 ans, Vincent Humbert avait été au centre d'une affaire retentissante.

La mère de Vincent Humbert, Marie Humbert, est décédée dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 août 2018, dans une clinique de l'Eure, des suites d'une longue maladie révèle RTL. "Elle était hospitalisée depuis un an", a déclaré à l'AFP Frédéric Veille, journaliste à RTL et auteur de l'ouvrage Je vous demande le droit de mourir, qui était à ses côtés au moment de son décès.

Après le refus de ce dernier, Marie Humbert avait administré à son fils des barbituriques dans une de ses perfusions. Elle avait fait une promesse à son fils qui était de poursuivre son combat et que la loi sur l'euthanasie évolueElle est partie déçue et amère de ne pas avoir été au bout de son combat. Tétraplégique, muet et quasiment aveugle à la suite d'un accident de la route, mais disposant de ses facultés intellectuelles, Vincent Humbert meurt le 26 septembre 2003.

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C'était une femme engagée qui a su prendre les décisions et faire face au souhait qu'avait son fils. L'" Affaire Humbert " au début des années 2000 avait relancé le débat sur la fin de vie en France. Il avait fait la demande auprès du Président Jacques Chirac de pouvoir bénéficier du "droit à mourir". "Je garderai d'elle le souvenir d'une femme courageuse qui aura porté sans relâche les combats pour une fin de vie digne", écrit-il.

"C'est cette affaire très médiatisée, qui avait provoqué, en 2005, l'adoption de la première " loi Leonetti", après la création d'une " mission parlementaire sur l'accompagnement de la fin de vie " par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Une requête à laquelle le chef de l'État n'avait pu accéder. Elle a instauré un droit au "laisser mourir" en donnant aux médecins la possibilité de décider collégialement "de limiter ou d'arrêter un traitement inutile, disproportionné ou n'ayant d'autre objet que la seule prolongation artificielle de la vie".

En septembre 2003, deux jours après l'avoir annoncé sur TF1, Marie Humbert a injecté à son fils, avec l'aide du médecin Frédéric Chaussoy, une potion létale qui entraînera la mort du jeune homme. Dès lors, Marie Humbert se consacre entièrement à Vincent, hospitalisé à Berck (Pas-de-Calais). Tous deux seront poursuivis mais bénéficieront d'un non-lieu en février 2006.

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