Published: Mer, Août 01, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Ouverture d'une nouvelle enquête pour d'autres violences le 1er mai — Alexandre Benalla

Ouverture d'une nouvelle enquête pour d'autres violences le 1er mai — Alexandre Benalla

Les chefs "d'usurpation de signe réservés à l'autorité publique", "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique" et "violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l'autorité publique" ont été retenus.

Peu de temps avant la diffusion de cette nouvelle vidéo, le parquet de Paris avait annoncé l'ouverture d'une nouvelle enquête dans l'affaire Benalla, pour des violences commises au jardin des Plantes.

Face aux parlementaires de la commission d'enquête, ce dernier a détaillé sa réaction après les faits: Vincent Crase a d'abord été suspendu 15 jours de ses fonctions au service du parti, sans perdre son salaire, dans une volonté de lui infliger une peine similaire à celle d'Alexandre Benalla.

"L'argument selon lequel ils (Alexandre Benalla et Vincent Crase, ndlr) se sont sentis légitimes pour venir au soutien du maintien de l'ordre face à des manifestants violents ne tient pas ici". Des images de scènes confuses au jardin des Plantes, où l'on voit notamment les deux hommes, avaient été diffusées le 27 juillet par Libération.

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"J'étais à la manifestation du 1 mai et je me suis retrouvé réfugié dans le Jardin des plantes à Paris après les gaz lacrymogènes lancés par les CRS", a expliqué à Franceinfo l'auteur de la vidéo. Deux jeunes de 23 et 24 ans ont affirmé avoir été victimes d'une interpellation musclée sur ce site.

Trois heures avant les échauffourées du 1er mai place de la Contrescarpe, lors desquels Alexandre Benalla et Vincent Crase ont molesté deux manifestants - et ont été mis en examen pour cela -, une autre altercation a eu lieu avec des militants au jardin des Plantes, dans le Ve arrondissement de Paris. Alors qu'ils tentaient de sortir du jardin des Plantes, ses clients ont reçu des indications contradictoires et, voyant que la jeune femme filmait avec son téléphone, un des membres du trio l'a ceinturée et a plaqué ses mains contre un arbre, a raconté l'avocat.

Dans cette nouvelle vidéo, dévoilée par Franceinfo et Mediapart, deux hommes ressemblant au collaborateur de l'Elysée et au salarié du parti présidentiel LREM apparaissent en train d'interpeller un individu tandis que des CRS sont autour d'eux.

Un des trois membres du groupe lui a alors pris son téléphone et effacé la vidéo en question, qu'elle a réussi à récupérer grâce à un logiciel spécial, a-t-il ajouté.

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