Published: Ven, Juillet 27, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Mis à pied, Alexandre Benalla avait touché son salaire

Mis à pied, Alexandre Benalla avait touché son salaire

Pour autant, promet ce ministre très proche du président, "toutes les leçons" de l'affaire Benalla seront "tirées à la rentrée" et "des changements profonds interviendront". L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron devait d'ailleurs se marier ce jour-là en mairie, mais la cérémonie a été reportée.

Dans l'affaire Benalla, "le responsable c'est moi (...) Ça n'est pas la République des fusibles, la République de la haine".

" Il y a retenue sur salaire puisqu'il a droit à des congés que nous devons lui payer, ils ne seront pas payés et ce sera l'équivalent de 15 jours de travail", se défend le directeur de cabinet du président de la République.

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"Les gens sont en train de considérer qu'il faudrait massacrer tout le monde dès qu'une erreur est faite" a déclaré Emmanuel Macron, avant d'ajouter: "Beaucoup de vos collègues [journalistes] ont fait des erreurs, est-ce qu'il faut les massacrer pour autant? Non". J'ai plutôt pris ce pli de choisir le moment où je parle et ne pas me le faire dicter. Il détenait également un badge d'accès à l'Assemblée Nationale qui menait jusque dans l'Hémicyle et avait réussi à obtenir, quelques semaines avant la victoire d'Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, un port d'arme (officiellement limité à l'intérieur des locaux du parti d'En Marche, rue de l'Abbé Groult dans le 15ème arrondissement de Paris).

Même son de cloche chez Bruno Retailleau, qui déplore le choix du président de s'adresser à sa propre majorité et non aux Français. Les images, filmées au téléphone portable, auront trouvé leur chemin vers les Français par les réseaux sociaux. Ce mercredi 25 juillet, le chef de l'État était en déplacement à Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées. Loin s'en faut. " C'est une sorte de bras d'honneur qu'il a fait hier soir, un bras d'honneur vis-à-vis de l'opposition quand il dit " qu'ils viennent me chercher ", un bras d'honneur vis-à-vis des journalistes, de la presse, un bras d'honneur vis-à-vis des Français", a ainsi dénoncé Bruno Retailleau, le chef de file des sénateurs Les Républicains. "Le président de la République n'a pas à répondre aux questions d'une commission parlementaire", a-t-il tranché. Alors je pose la question: "Emmanuel Macron, que cherche-t-il à cacher?", a lancé Guillaume Larrivé. "C'est moi qui ai confirmé la sanction", a poursuivi le président, toujours selon des propos rapportés, alors qu'à l'Assemblée comme au Sénat, des commissions d'enquête sont en cours.

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