Published: Sam, Juillet 14, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Porochenko réaffirme à l'Otan son opposition à Nord Stream 2 — Marché

Porochenko réaffirme à l'Otan son opposition à Nord Stream 2 — Marché

"Il n'est pas mon ennemi", a déclaré M. Trump. "Ce n'est pas juste", a-t-il conclu. Les chefs des gouvernements italien et espagnol, Giuseppe Conte et Pedro Sanchez, ont, pour leur part, promis que leurs pays respecteraient les engagements souscrits par leurs prédécesseurs, mais en excluant d'augmenter les contributions.

Peskov a réfuté la dépendance de l'Allemagne à l'égard de la Russie. La part du gaz russe au sein de la consommation totale de gaz de l'Union dépasse 35 %.

Le locataire de la Maison-Blanche s'en était pris mercredi frontalement à l'Allemagne, accusée d'être "prisonnière" de la Russie pour ses approvisionnements en énergie. Il doit transporter le gaz russe vers l'Europe, sans passer par l'Ukraine et la Pologne. "Ce n'est pas seulement mauvais, c'est catastrophique", a titré le journal allemand Süddeutsche Zeitung. On peut douter des "immenses progrès" que Trump a salués à l'heure du départ.

La déclaration de Moscou intervient en réponse à celle du président américain Donald Trump, indiquant que "l'Allemagne dépend de la Russie dans le secteur énergétique ". "Nous serons en mesure de discuter avec lui de la relation entre l'Otan et la Russie. Parce que ce sont ceux qui payent qui ont le pouvoir de décision, et non l'inverse", conclut-il. Une Europe qui serait dès lors encore plus affaiblie.

L'analyste américain Aaron David Miller, du think tank Wilson Center et ancien haut diplomate du département d'Etat, résume ainsi le sommet dans un tweet: "Trump est venu à l'Otan; il a créé une crise; il affirme qu'il l'a réglée; et il a posé les bases d'une série d'engagements et de malentendus en cours mutuellement contradictoires". "Maintenant, nous sommes très heureux d'avoir une Otan très puissante, très forte, beaucoup plus forte qu'il y a deux jours", a-t-il ainsi commenté, évoquant un chiffre de 33 milliards de dollars de dépenses militaires supplémentaires pour les pays européens. "L'OTAN est une bonne alliance (.), tant que nous sommes unis, nous préserverons cet environnement sécuritaire qui nous est cher à tous", a-t-il déclaré.

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Pour autant, "il n'est pas nécessaire" de menacer de quitter l'institution pour les convaincre, a-t-il précisé.

"L'atmosphère était très ouverte, positive, constructive", a assuré la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic, résumant le sentiment des Alliés, pour qui le président américain est bien moins querelleur à huis clos que face aux caméras ou sur les réseaux sociaux.

Un second coup de gueule contre l'insuffisance des dépenses militaires européennes a poussé Emmanuel Macron et Angela Merkel à admettre que le président américain n'avait pas tout à fait tort et de lui répondre par des actes. Nous avons une très, très bonne relation avec la chancelière.

Sa charge contre l'Allemagne, hier, s'est inscrite dans cette logique.

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