Published: Mer, Juillet 04, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Un attentat déjoué en France contre l’opposition iranienne

Un attentat déjoué en France contre l’opposition iranienne

L'enquête du parquet fédéral a été ouverte "sur la base d'informations importantes de la Sûreté de l'État", précise-t-il.

Amir S., né le 26 avril 1980, et son épouse Nasimeh N., née le 20 septembre 1984, sont suspectés d'avoir voulu commettre un attentat à la bombe samedi à Villepinte, au nord-ouest de Paris. Quelque 25.000 personnes étaient présentes à cette conférence.

Le couple a été arrêté par les unités spéciales de la police de Woluwe-Saint-Pierre, à bord de leur voiture. 500 grammes de TATP ainsi qu'un mécanisme de mise à feu ont été découverts lors de la fouille du véhicule.

Ils ont été inculpés, a annoncé ce lundi le parquet fédéral spécialisé dans les affaires de terrorisme.

Les trois détentions provisoires ont été prolongées lundi, a mentionné la source judiciaire. Des perquisitions ont été menées dans la foulée dans cinq villes de la région d'Anvers, d'où est originaire le couple. Les résultats ne peuvent être communiqués pour l'instant.

Ulcéré, Téhéran a dit y voir une machination, au moment où le président iranien Hassan Rohani vient en Europe pour discuter de coopération entre Européens et Iraniens après le retrait américain de l'accord sur le nucléaire conclu en 2015.

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Le président Rohani doit également se rendre en Autriche, pays qui assume la présidence semestrielle des réunions ministérielles de l'Union européenne depuis le 1 juillet.

Samedi, un couple a été interpellé en Belgique avec 500 grammes de TATP, un puissant explosif. Les services de déminage ont été appelés pour faire sauter l'explosif de manière contrôlée.

Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), fondé par un ancien chef des Moudjahidines du peuple réfugié en France, a accusé lundi le régime des mollahs d'avoir fomenté le projet d'attentat. Il précise que "l'OCAM maintient le niveau de la menace pour notre pays".

Le parquet fédéral tient à souligner qu'à ce stade de l'enquête, il n'y a eu à aucun moment une menace directe contre la Belgique.

Il s'agit d'un diplomate iranien auprès de l'ambassade autrichienne à Vienne, précisent le Parquet fédéral et la sûreté de l'Etat belges, selon lesquels l'attentat a été déjoué grâce à la coopération de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), en France, et des autorités judiciaires allemandes.

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