Published: Ven, Juin 29, 2018
Divertissement | By Capucine Hennequin

Dix membres de l'ultradroite mis en examen — Menaces d'attaques antimusulmans

Dix membres de l'ultradroite mis en examen — Menaces d'attaques antimusulmans

Des mises en examen pour des infractions à la législation sur les armes et des faits présumés de fabrication ou détention d'engin explosif ou d'éléments destinés à entrer dans la composition de produit explosif ont également été prononcées, le tout en relation avec une entreprise terroriste.

Après quatre jours d'interrogatoire, leurs gardes à vue ont été levées en début d'après-midi et le parquet a annoncé requérir le placement en détention provisoire de neuf d'entre eux.

Selon une source proche de l'enquête, des suspects ont parlé de s'en prendre à des musulmans radicalisés sortant bientôt de prison, à des mosquées radicales, voire à des femmes voilées ou des supermarchés hallal. Comment reposer les produits en rayons comme si de rien n'était? Après l'interpellation des dix suspects, dans la nuit de samedi à dimanche, les perquisitions ont permis de saisir 36 armes, des milliers de cartouches, des grenades et des éléments entrants dans la fabrication d'explosifs de type TATP. Les suspects gravitaient autour d'un mystérieux groupuscule baptisé " AFO " (Action des forces opérationnelles) appelant à lutter contre " l'ennemi intérieur " musulman.

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"Il est apparu que ce groupe essayait de recruter de nouveaux membres et d'étendre son maillage territorial en se structurant au niveau régional", a précisé mercredi le procureur de la République de Paris dans un communiqué. Les neuf hommes et une femme, âgés de 32 à 69 ans, ont été mis en examen notamment pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont rapidement identifié un programme de formation au combat et des stages de survivalisme ainsi que des réunions pour "définir des objectifs et des actions à mettre en oeuvre pour les atteindre", selon le ministère public.

Sur la base de ces éléments, le parquet avait ouvert une information judiciaire le 14 juin.

Le chef de file présumé du réseau est un policier à la retraite, Guy S., selon une source proche de l'enquête. Un ancien militaire et un ex-professeur, un artisan et un employé de restaurant font également partie des suspects. Seuls deux d'entre eux ont des antécédents judiciaires pour des délits de droit commun. Trois d'entre eux au moins appartiennent au mouvement Guerre de France, qui a nié mercredi tout projet violent via un de ses responsables s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

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