Published: Jeu, Juin 28, 2018
Entreprise | By Tatiana Lecocq

Indignation après la condamnation des meneurs du "Hirak" — Maroc

Indignation après la condamnation des meneurs du

D'autres membres du mouvement de protestation écopent de 10 ans de prison comme Bilal Ahabbad et Karim Amghar. Ils risquaient la peine de mort. Trois autres accusés, Mohamed Haki, Zakaria Adehchour et Mahmoud Bouhenoud ont été condamnés à 15 ans de prison; sept d'entre eux à dix ans.

C'est à l'issue d'un procès de neuf mois et en l'absence des prévenus que le verdict a été prononcé. Car tous ont refusé de se présenter devant le tribunal. Leurs avocats avaient également refusé de plaider, en signe de solidarité.

Les autorités marocaines, elles, ont assuré que le procès s'était tenu conformément aux normes de la justice internationale, en présence d'observateurs internationaux et de médias.

Je suis déçu et choqué par les condamnations.

Pour lui ce soutien est ce qu'il y a de plus important à ses yeux:"tant que nous avons le soutien de tout le peuple marocain, le reste je m'en fiche". Deux avocates des accusés dans ce dossier se sont joint aux familles en la personne de Asmae Elouadie et Saida Rouissi.

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Sur les réseaux sociaux, des milliers d'internautes ont remplacé leur photo de profil par un fond noir, avec des commentaires sur la "honte" qu'ils disent ressentir devant cette "injustice", en comparant les peines avec celles plus "clémentes" prononcées contre les "pédophiles" et les "criminels". Quelques rares militants ont scandé des slogans de solidarité, comme "Vive le Rif" ou "Nous sommes Zefzafi". Les avocats de la défense comptent faire appel après concertation avec les accusés.

L'ancien demandeur d'emploi de 39 ans est devenu le visage du Hirak ("mouvement" en arabe), notamment avec ses talents d'orateur.

On le soupçonnera alors de d'intention séparatiste ce qu'il nie. Il sera arrêté pour avoir interrompu le prêche d'un imam ouvertement hostile au mouvement, dans une mosquée d'Al-Hoceïma, ville-épicentre de la protestation qui a secoué le Rif.

Pour assurer sa défense, à la barre, il évoque un procès politique et cite la Constitution marocaine qui autorise les manifestations pacifiques.

Les manifestations déclenchées par la mort d'un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordure en octobre 2016, avaient fait plus de 600 blessés parmi les forces de l'ordre.

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