Published: Mer, Juin 27, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Mini-sommet européen à Bruxelles pour éviter les divisions — Migration

Mini-sommet européen à Bruxelles pour éviter les divisions — Migration

Mais ils continuent de se diviser sur leurs responsabilités dans la prise en charge des migrants tentant de rejoindre l'Europe, comme de ceux s'y trouvant déjà.

Après la crise provoquée par le refus du nouveau gouvernement italien de laisser accoster l'Aquarius, un navire humanitaire, le ton est une nouvelle fois monté d'un cran cette semaine entre partisans d'une ligne dure et unilatérale et défenseurs d'une " approche européenne et coordonnée ". Pas question de coopérer ainsi sans l'ouverture aux migrants de ports français en Méditerranée, a estimé dimanche le ministre de l'intérieur italien Matteo Salvini, dénonçant " l'arrogant président Macron ".

Les quatre pays du groupe de Visegrad ont boycotté ce sommet: la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie, ainsi que les trois États baltes l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Paris et Madrid proposent d'installer ces centres, dans lesquels les migrants attendraient l'examen de leur cas, essentiellement en Italie, pays principal d'arrivée actuellement, mais aussi en Espagne. Elle a notamment "permis d'écarter des solutions pas conformes à nos valeurs, comme les stratégies de refoulement", a t-il déclaré, plaidant pour une "solution européenne qui se construira uniquement sur la coopération entre les États membres de l'UE, que ce soit une coopération à 28 ou entre plusieurs États qui décident d'avancer ensemble".

"L'idée au départ de cette réunion, c'était un peu de sauver Merkel", a souligné une source diplomatique. Mais Mme Merkel a "éclairci les choses", s'est félicité le Premier ministre italien Giuseppe Conte, assurant que l'Italie ne serait pas contrainte d'accepter des mesures pré-définies.

Le président français Emmanuel Macron s'est aussi prononcé samedi en faveur de sanctions financières envers les pays de l'Union européenne qui refuseraient d'accueillir des réfugiés. Ces centres pourraient se trouver hors de l'Union européenne.

"Si l'arrogance française pense transformer l'Italie en camp de réfugiés pour toute l'Europe, peut-être en versant quelques euros de pourboire, elle se fourvoie complètement", a d'ailleurs lancé samedi le ministre italien d'extrême droite, Matteo Salvini. "Macron fait de son pays un candidat pour devenir l'ennemi public numéro un de l'Italie", a ainsi réagi le ministre Luigi di Maio.

L'accélération des renvois des migrants illégaux et des déboutés de l'asile sera aussi au menu dimanche.

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Il ne s'agit donc pas, comme le proposent certains pays, de créer des "plateformes de débarquement" hors de l'UE pour y refouler des personnes débarquées en Europe.

Ce sommet informel, convoqué par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, devrait permettre de poser les bases du prochain sommet officiel qui se tiendra les 28 et 29 juin, et qui portera essentiellement sur la réforme du Régime d'asile européen commun (RAEC).

Selon un document vu par l'AFP, Rome a notamment appelé à "dépasser" le principe du Règlement de Dublin, qui confie aux pays de première entrée dans l'UE la responsabilité des demandes d'asile.

28 " donneront à cette occasion leur feu vert à un renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l'UE et de l'aide financière aux pays d'origine, mais ont renoncé à essayer de s'entendre sur la répartition des demandeurs d'asile.

Mais cette proposition est jugée insuffisante par les pays méditerranéens, qui souhaitent une répartition permanente.

Autant de propositions qui seront sur la table ce dimanche 24 juin lors du sommet de Bruxelles, auquel ne participeront donc pas les pays de Visegrad.

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