Published: Mer, Juin 27, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Migrants : la situation reste confuse en Méditerranée pour plusieurs navires

Migrants : la situation reste confuse en Méditerranée pour plusieurs navires

Le porte-conteneurs a changé de cap après avoir reçu un signal de détresse tôt vendredi matin, à 4h30, alors qu'il était en route de la Libye vers Malte.

La ministre danoise à l'Immigration et l'Intégration, Inger Stjøberg, "va envoyer" une lettre à Matteo Salvini, le ministre italien de l'Intérieur, pour lui demander d'agir afin que ces migrants ne restent pas sur le bateau, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la ministre. Ce sera donc finalement le tour de Malte d'autoriser le bateau à accoster.

Le lendemain, l'Italie décide de dépêcher deux navires pour transborder des rescapés et accompagner l'Aquarius vers Valence. "C'est d'un cynisme terrible", a poursuivi le président français. Rome engage un bras de fer avec les autorités maltaises qui refusent également d'accueillir les migrants.

La rencontre s'est toutefois achevée sans avancées concrètes. Le Portugal est l'un des bons élèves européens en matière d'asile migratoire.

Il s'est lancé dans un bras de fer avec Angela Merkel qu souhaite privilégier une solution européenne et la crise à Berlin atteint une telle acuité qu'elle menace la survie politique de la chancelière. L'Italie accueillera une partie des 233 migrants qui sont à bord, a-t-il ajouté, sans en préciser le nombre.

L'Italie ne semble pas devoir dévier de la ligne de fermeté qu'elle affiche depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement populiste le 1er juin, formé de la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini et du Mouvement Cinq Étoiles (M5S, antisystème).

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Après la crise déclenchée par l'Aquarius, les chefs d'Etat et de gouvernement de 16 pays européens se sont réunis dimanche à Bruxelles, sans trouver d'accord, pour désamorcer la crise migratoire avant le Conseil européen des 28 et 29 juin. " L'idée au départ de cette réunion, c'était un peu de sauver Merkel ", soulignait même une source diplomatique, avant ce mini-sommet boycotté par les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie).

Le bras de fer se poursuit en Méditerranée.

Plusieurs opérations de secours ont été menées ce week-end au large des côtes libyennes. L'ONG espagnole Proactiva Open Arms a affirmé plutôt que l'Italie avait refusé l'aide de son navire pour secourir un millier de migrants au large de la Libye, Rome affirmant selon elle que les garde-côtes libyens s'en chargeraient.

Quelque 108 personnes étaient toujours lundi à bord du cargo danois Alexander Maersk à quelques milles nautiques au large du port sicilien de Pozzallo, où l'équipage attendait encore en milieu de journée des ordres de la part des autorités maritimes italiennes sur ce qu'il devait faire de ses passagers.

"Nous soutiendrons, d'un commun accord avec les autorités libyennes, la mise en place de centres d'accueil et d'identification [de migrants] au sud de la Libye, à sa frontière externe, pour l'aider autant que l'Italie à bloquer la migration", a déclaré Salvini sans préciser dans quels pays ces centres devraient être installés.

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