Published: Mer, Juin 13, 2018
Médecine | By Giselle Gaudin

Macron s'enflamme : "On met un pognon de dingue dans les minima sociaux"

Macron s'enflamme :

"On doit avoir un truc qui permet aux gens de s'en sortir". Les conclusions qu'il tire de son constat permettent de tirer définitivement un trait sur une réorientation à gauche: "Je vais faire un constat qui est de dire: on met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif".

La vidéo a été mise en ligne par la directrice de la communication d'Emmanuel Macron, Sibeth Ndiaye, et révèle la vision qu'a le président d'une France sociale.

"C'est aussi la philosophie qui sous-tend sa réforme de la santé, explique-t-il à la manière d'un professeur devant une salle de classe".

Alors que le discours du chef de l'État sur la politique sociale est attendu mercredi, l'Élysée a diffusé sur Twitter une vidéo qui laisse poindre une polémique.

"Responsabilisation", le mot revient plusieurs fois dans la bouche du chef de l'Etat, comme s'il fallait donner un coup de pied au derrière des bénéficiaires d'aides sociales: "Il faut prévenir la pauvreté et responsabiliser les gens pour qu'ils sortent de la pauvreté". Ce qui ne rentre pas dans la logique d'efficacité érigée en boussole.

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Le ministre de l'Economie et des Finances n'en a pas moins redit que le gouvernement entendait passer au crible toutes les dépenses publiques, y compris les dépenses sociales et les aides aux entreprises, pour faire des économies.

Parmi les mesures qu'il devrait annoncer comme gage de sa nouvelle approche préventive de la politique sociale, le président de la République ne manquera pas de vanter la concrétisation d'une promesse de campagne: offrir à chaque Français la possibilité de chausser des lunettes gratuitement.

L'Elysée a annoncé officiellement qu'Emmanuel Macron, accompagné de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, participerait au 42e congrès de la Mutualité française, comme l'ont fait tous ses prédécesseurs depuis 1982.

Rien n'est encore tranché: beaucoup d'arbitrages doivent encore être rendus, en vue notamment du plan pauvreté qui doit être présenté en juillet. Un discours lors duquel il va devoir préciser les contours de sa politique sociale.

Depuis un mois, l'exécutif évoque une réforme des aides sociales pour les rendre plus "efficaces", laissant planer la possibilité d'économies budgétaires. Après le remboursement des complémentaires santé et de l'Assurance maladie, le patient doit encore débourser 1.000 euros de sa poche.

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