Published: Lun, Juin 11, 2018
International | By Marie-Louise Baume

G7: Des manifestants internationaux pour accueillir Donald Trump à La Malbaie

G7: Des manifestants internationaux pour accueillir Donald Trump à La Malbaie

Le communiqué diffusé vers 19h samedi par le bureau du G7 présente 28 engagements des pays signataires, "guidés par nos valeurs communes de liberté, de démocratie, de primauté du droit et de respect des droits de la personne et par notre engagement à promouvoir un ordre international fondé sur des règles". Souhaitée par Trump, elle est refusée par ses alliés.

"En raison des fausses déclarations de Justin pendant sa conférence de presse, et le fait que le Canada impose d'énormes tarifs à nos fermiers, nos travailleurs et nos compagnies, j'ai donné l'instruction à nos représentants américains de ne pas appuyer le communiqué", a-t-il écrit, menaçant d'imposer de nouveaux tarifs sur l'automobile "qui inondent le marché des États-Unis".

LA MALBAIE | L'arrivée du président américain Donald Trump à La Malbaie, vendredi, a attiré une vingtaine de manifestants originaires de la Corée du Nord et de l'Ukraine dans la zone de "libre expression", où ils ont fait part de leurs revendications.

Elle y est interprétée comme un symbole des tensions opposant les États-Unis à la France en particulier, et plus généralement aux autres pays du G7 (Canada, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Japon), sur le commerce, l'Iran, l'environnement ou la Russie.

Que pesaient de toute façon ces quelques lignes difficilement négociées face à un Donald Trump prêt à toutes les confrontations pour réduire le déficit des échanges américains? Et sur le commerce, les Européens n'accepteront pas un communiqué qui ne mentionnerait pas la nécessité de respecter des règles communes, a ajouté la source à la présidence française. "Nous sommes la tirelire que le monde entier pille". Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, hôte du sommet, a commencé sans lui, s'offrant au passage une remarque ironique sur les "retardataires". "S'ils répliquent, ce sera une erreur", a-t-il dit, alors même que l'Union européenne ou le Canada ont confirmé des tarifs douaniers de représailles, dès juillet. "Le chef d'État français avait aussi été interrogé sur la possibilité que Donald Trump change d'avis et se lance malgré le G7 dans une guerre commerciale".

Menace de nouvelles taxes douanières, volte-face de Trump, pas de retour de la Russie : ce qu'il faut retenir du G7
G7: Des manifestants internationaux pour accueillir Donald Trump à La Malbaie

Le sommet de deux jours à La Malbaie, petite ville du Québec à l'est du Canada, accouchera donc d'un document signé à sept mains sur le commerce.

Les dirigeants du G7 ont salué les efforts du président américain pour stabiliser la péninsule coréenne, mais sont mécontents qu'il ait retiré les Etats-Unis de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien.

Le G7 appelait aussi la Russie à "cesser de saper les systèmes démocratiques" et à abandonner "son soutien au régime syrien".

Selon M. Lavrov, dont les propos ont été diffusés à la télévision russe, Moscou n'a "jamais demandé à revenir" dans le G8, redevenu le G7 après la suspension de sa participation suite à l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014. Ses services n'ont voulu faire aucun commentaire dans l'immédiat.

Derrière les sourires et les accolades, le G7 a lui été bousculé tout du long par un Donald Trump qui goûte bien plus la confrontation bilatérale brutale que les longues négociations multilatérales.

More news: Infos Reuters: Le président de Starbucks, Howard Schultz, prend du champ

Like this: