Published: Sam, Juin 09, 2018
Entreprise | By Tatiana Lecocq

La CNUCED encense le Maroc

La CNUCED encense le Maroc

Les flux mondiaux d'investissements directs étrangers (IDE) ont chuté de 23% en 2017, pour se situer à 1 430 millards de dollars américains, contrairement à la croissance accélérée du PIB et du commerce du monde enregistrée l'an dernier, a annoncé mercredi la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), dans son "Rapport sur l'investissement dans le monde 2018".

Le Maroc, précise-t-on, continue d'attirer des investissements considérables dans le secteur financier et surtout dans les technologies liées à l'industrie automobile (batteries, caméras, électricité).

Quant aux voisins du royaume, les IDE sont en baisse, moins 26% en Algérie à 1,2 milliard de dollars et moins 1% en Tunisie à 900 millions de dollars.

La libéralisation financière, par exemple, a favorisé un réinvestissement plus important des bénéfices nationaux.

Les IDE du Maroc ont augmenté de 23% pour atteindre 2,7 milliards de dollars, grâce notamment à des investissements importants dans le secteur automobile.

Le rapport de la Cnuced explique que la faiblesse des prix du pétrole et les effets persistants néfastes de la crise des matières premières y sont pour beaucoup.

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La baisse des flux des IDE en Algérie n'est pas isolée.

La CNUCED a estimé qu'un rétablissement des prix des produits de base et des progrès de la coopération interrégionale grâce à la signature de l'accord sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) pourraient encourager des flux d'IDE plus importants en 2018, à condition que l'environnement politique mondial reste favorable.

Les investissements directs étrangers en Afrique dépendent encore trop des matières premières. Le géant ouest africain accuse un recul de 21% des IDE qui ont atteint 3,5 milliards de dollars. "Les flux d'IED vers l'Afrique centrale ont diminué de 22% et s'élevaient à plus de 3 175 milliards de francs CFA". Cependant, la dépendance de l'Afrique vis-à-vis des produits de base fera que les IED resteront "cycliques", selon le rapport de la CNUCED. L'Angola affiche même un taux d'investissement négatif puisque 2,3 milliards de dollars ont quitté en 2017 le pays pétrolier par excellence. Cela veut dire que le montant de 1,2 milliard de dollars est à multiplier fois deux.

Toutefois, l'optimisme reste de mise. Cependant, le rapport montre aussi que les investisseurs d'économies en développement, notamment de Chine et d'Afrique du Sud, suivis par ceux de Singapour, d'Inde et de Hong Kong (Chine), figurent parmi les 10 premiers investisseurs en Afrique.

"Dans les économies développées, bien que les perspectives à court terme semblent positives, les tensions commerciales affectent de manière significative les perspectives d'IDE pour 2018", a indiqué James Zhan, directeur de la Division de l'investissement et des entreprises de la Cnuced.

Le rapatriement des bénéfices accumulés par les multinationales des Etats-Unis à la suite de la réforme fiscale risque de réduire les sorties d'IDE de ce pays.

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