Published: Mar, Mai 08, 2018
International | By Marie-Louise Baume

Londres conjure Donald Trump de ne pas renoncer à l'accord — Nucléaire iranien

Londres conjure Donald Trump de ne pas renoncer à l'accord — Nucléaire iranien

De son côté, le président iranien Hassan Rohani a averti ce dimanche 6 mai que les États-Unis le regretteraient "comme jamais" s'ils venaient à se retirer de l'accord, d'ici le 12 mai.

Les cours du pétrole étaient orientés à la hausse, lundi matin en Asie, toujours portés par les tensions géopolitiques et l'imminence de la décision du président américain Donald Trump sur le nucléaire iranien.

"Nous sommes déterminés à sauver cet accord parce qu'il nous protège d'une prolifération nucléaire et que c'est la meilleure façon d'empêcher l'Iran de se doter d'une arme nucléaire", a déclaré Jean-Yves Le Drian devant la presse réunie à Berlin.

L'accord signé par Téhéran, les 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne prévoyait la fin du programme nucléaire iranien, contre un affaiblissement des sanctions économiques jusqu'alors imposées au pays.

Mais n'ayant pas de mots assez forts pour dénoncer cet accord conclu sous la présidence Obama, Donald Trump a donné aux Européens jusqu'à samedi pour trouver des solutions remédiant à ses "terribles lacunes", faute de quoi les États-Unis s'en retireront. Mais il n'a fourni aucun détail sur la nature de ces consignes. "Nous respectons notre engagement, mais nous disons clairement au monde entier que nous ne négocierons avec personne sur nos armes et notre défense". "Nous ne vous permettrons pas de créer un nouveau Daech" (acronyme arabe du groupe Etat islamique), a-t-il ajouté.

Le Président iranien a réagi aux allégations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui avait affirmé que le programme nucléaire iranien avait une composante secrète malgré les contrôles de AIEA.

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"Notre grande nation poursuivra ses progrès et son développement" malgré les menaces, a-t-il déclaré.

Dans le New Yorker, le journaliste Ronan Farrow, lauréat du prix Pulitzer 2018 pour son enquête sur l'affaire Harvey Weinstein, affirme qu'à l'instar du producteur hollywoodien déchu, les équipes de l'actuel président américain ont fait appel à la société israélienne Black Cube, spécialisée dans l'espionnage et les coups bas (elle fait notamment travailler des anciens du Mossad).

Dans une opinion publiée ce 7 mai dans le New York Times avant une rencontre avec des responsables de l'administration américaine, le secrétaire britannique au Foreign Office, Boris Johnson, estime qu'en "ce moment délicat, ce serait une erreur de s'éloigner de l'accord nucléaire et de lever les contraintes qu'il fait peser sur l'Iran".

Rôle qui consiste en le soutien au président syrien Bachar Al Assad, au Hezbollah libanais, à des milices chiites en Irak, et aux rebelles houthis au Yémen.

Le ministre britannique des affaires étrangères, Boris Johnson, doit arriver ce dimanche à Washington pour une visite de deux jours, a annoncé le Foreign Office.

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